Cabinet CG Legal · Barreau de Paris

Avocat cession de parts sociales à Paris

Céder des parts de SARL n'est pas vendre un bien ordinaire : la cession est encadrée par la loi, subordonnée à l'agrément des associés lorsqu'elle profite à un tiers (article L223-14 du Code de commerce), et soumise à des droits d'enregistrement spécifiques. Les avocats de CG Legal, Paris 8e, sécurisent chaque étape — agrément, acte de cession, garantie d'actif et de passif, fiscalité — pour une transmission des titres sans contestation.

Prendre rendez-vous 01 40 15 90 77
L223-14
Agrément des cessions à un tiers
3 %
Droits d'enregistrement — parts (726 CGI)
3 forfaits
Acte · Garantie d'actif · Sur-mesure
Pourquoi se faire accompagner

La cession de parts n'a rien d'une simple formalité : elle engage le cédant longtemps après la signature.

Trois questions se posent à chaque cession de parts sociales, et une erreur sur l'une d'elles se paie cher. D'abord la cessibilité : les parts de SARL ne se cèdent pas librement à n'importe qui, la loi réservant un régime de faveur au cercle familial et aux associés (article L223-13 du Code de commerce) et imposant l'agrément pour toute entrée d'un tiers (article L223-14). Ensuite la sécurisation de l'acte : prix, modalités de paiement et surtout garantie d'actif et de passif, sans laquelle l'acquéreur découvre parfois un passif qu'il paie deux fois. Enfin la fiscalité, avec des droits d'enregistrement propres aux parts sociales (article 726 du Code général des impôts) et l'imposition de la plus-value du cédant.

Un accompagnement par avocat ne se limite pas à rédiger un acte : il vérifie les statuts et l'éventuel pacte d'associés, conduit la procédure d'agrément dans les délais, calibre la garantie d'actif et de passif au regard des risques réels et anticipe le traitement fiscal de l'opération. C'est la différence entre une cession qui se dénoue proprement et une cession qui ressurgit en contentieux deux ans plus tard.

01

Agrément & cessibilité

La cession à un tiers suppose l'agrément des associés (article L223-14 du Code de commerce) ; celle au conjoint, aux ascendants, aux descendants ou entre associés est libre, sauf clause statutaire contraire (article L223-13). Vérifier le régime applicable avant toute chose évite un refus d'agrément qui bloque l'opération.

02

Acte & garantie d'actif

L'acte fixe le prix, les modalités de paiement et les déclarations du cédant. La convention de garantie d'actif et de passif, distincte de l'acte, protège l'acquéreur contre les passifs antérieurs révélés après la vente ; elle n'engage que ses signataires (article 1199 du Code civil) et doit être calibrée avec soin.

03

Fiscalité de l'opération

La cession de parts de SARL supporte un droit d'enregistrement de 3 % après abattement (article 726 du Code général des impôts), là où les actions ne sont taxées qu'à 0,1 %. S'y ajoute l'imposition de la plus-value du cédant, à anticiper selon la forme des titres et la situation de chacun.

Le cadre légal

Qui peut céder ses parts, à qui, et sous quelles conditions.

Le Code de commerce distingue nettement les cessions au sein d'un cercle protégé, en principe libres, des cessions à des tiers, soumises à l'agrément des associés. La forme sociale — SARL ou SAS — modifie profondément ce régime.

Article L223-13 C. com.

Cessions libres — mais encadrables

La cession de parts est libre entre associés et au profit du conjoint, des ascendants et des descendants du cédant (article L223-13 du Code de commerce). Les statuts peuvent toutefois soumettre même ces cessions à un agrément — une clause fréquente dans les SARL familiales, pour éviter qu'un divorce ou une succession ne déstabilise le tour de table.

Article L223-14 C. com.

Agrément de la cession à un tiers

Toute cession à un tiers étranger à la société suppose le consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts, sauf majorité plus forte statutaire (article L223-14 du Code de commerce). Le projet est notifié à la société et à chaque associé ; le silence gardé trois mois vaut agrément. Toute clause contraire est réputée non écrite.

Article 1843-4 C. civ.

Refus d'agrément & rachat

Si l'agrément est refusé, les associés doivent, dans les trois mois, acquérir ou faire acquérir les parts. À défaut d'accord sur le prix, celui-ci est déterminé par un expert désigné par les parties ou par le président du tribunal (article 1843-4 du Code civil). Le cédant peut, à l'inverse, renoncer à céder et conserver ses parts.

Articles L227-13 & L227-14 C. com.

Le cas particulier de la SAS

À la différence de la SARL, la loi n'impose aucun agrément en SAS : les actions sont librement cessibles. L'agrément (article L227-14) ou l'inaliénabilité temporaire, plafonnée à dix ans (article L227-13 du Code de commerce), n'existent que si les statuts les prévoient. Avant une cession d'actions, il faut donc lire attentivement statuts et pacte.

La procédure, étape par étape

Cinq étapes pour une cession de parts qui tient dans le temps.

Étape 1

Vérification & notification

Analyse des statuts et de l'éventuel pacte, identification du régime applicable (libre ou soumis à agrément), puis notification du projet de cession à la société et aux associés.

Étape 2

Agrément

Obtention de l'agrément des associés lorsque la cession profite à un tiers (article L223-14), ou constat de la cession libre au sein du cercle protégé (article L223-13).

Étape 3

Acte & garantie

Rédaction de l'acte de cession — prix, paiement, déclarations — et de la convention de garantie d'actif et de passif, qui n'engage que ses signataires (article 1199 du Code civil).

Étape 4

Opposabilité

Cession rendue opposable à la société (signification ou dépôt d'un original au siège) puis aux tiers, par le dépôt de l'acte au greffe et la mise à jour des statuts.

Étape 5

Enregistrement & fiscalité

Enregistrement de l'acte au service des impôts et acquittement des droits (article 726 du Code général des impôts), puis déclaration de la plus-value réalisée par le cédant.

Fiscalité de la cession

Droits d'enregistrement et plus-value : les deux impôts à anticiper.

Les droits d'enregistrement — à la charge de l'acquéreur

La cession de parts de SARL est soumise à un droit d'enregistrement de 3 % (article 726 du Code général des impôts). Ce droit s'applique après un abattement égal à 23 000 € rapporté au pourcentage de parts cédées, soit 23 000 € multipliés par le nombre de parts cédées divisé par le nombre total de parts de la société. Point de comparaison décisif dans le choix d'une forme sociale : la cession d'actions de SAS ou de SA n'est, elle, taxée qu'à 0,1 %, sans abattement de même nature.

La plus-value — à la charge du cédant

La plus-value réalisée par le cédant relève du régime des plus-values de cession de valeurs mobilières. Elle est en principe soumise au prélèvement forfaitaire unique, sauf option globale du foyer fiscal pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Le régime réellement applicable dépend de la date d'acquisition des titres, de la qualité du cédant (particulier, société soumise à l'impôt sur les sociétés) et de dispositifs particuliers, notamment en cas de départ à la retraite du dirigeant. Ces paramètres se chiffrent en amont : c'est souvent là que se gagne — ou se perd — la rentabilité nette d'une cession.

Tarifs indicatifs

Trois forfaits selon la complexité de la cession.

Devis personnalisé sous 24 à 48 heures après un premier échange. Lettre de mission avec plafond ferme. Pas de facturation à l'heure cachée.

Cession — acte & agrément

sur
devis
Cession simple, cédant unique
  • ✓ Analyse des statuts et du pacte
  • ✓ Procédure d'agrément (L223-14)
  • ✓ Rédaction de l'acte de cession
  • ✓ Formalités de dépôt et d'opposabilité
  • ✓ Enregistrement fiscal (726 CGI)

Cession complexe

sur
devis
Multi-cédants · earn-out · holding
  • ✓ Cessions multi-cédants ou par lots
  • ✓ Prix avec complément (earn-out)
  • ✓ Interposition d'une holding de reprise
  • ✓ Mise en cohérence avec le pacte
  • ✓ Accompagnement du closing
Demander un devis
Prendre rendez-vous

Un rendez-vous de cadrage de 30 minutes, sans engagement.

Présentez votre projet de cession : forme de la société, qualité de l'acquéreur, état des statuts et du pacte. Nous identifions le régime d'agrément applicable, les protections à prévoir et le traitement fiscal. Vous repartez avec une feuille de route et un devis sous 24 à 48 heures. Échange confidentiel dès la prise de contact.

Réserver 30 minutes 01 40 15 90 77
Questions fréquentes

L'essentiel sur la cession de parts sociales

Peut-on céder librement ses parts de SARL ?
Cela dépend de l'acquéreur. La cession est libre entre associés, au profit du conjoint, d'un ascendant ou d'un descendant (article L223-13 du Code de commerce), sauf si les statuts imposent une clause d'agrément. En revanche, toute cession à un tiers étranger à la société requiert l'agrément des associés (article L223-14 du Code de commerce). Il faut donc toujours vérifier les statuts avant d'engager la cession.
Comment fonctionne l'agrément d'une cession de parts (L223-14) ?
Le projet de cession est notifié à la société et à chaque associé. L'agrément est acquis s'il réunit la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, sauf majorité plus forte prévue par les statuts (article L223-14 du Code de commerce). Si la société ne se prononce pas dans un délai de trois mois à compter de la dernière notification, l'agrément est réputé donné.
Quels droits d'enregistrement s'appliquent à une cession de parts ?
La cession de parts de SARL est soumise à un droit d'enregistrement de 3 % (article 726 du Code général des impôts), calculé après un abattement de 23 000 € rapporté au pourcentage de parts cédées. La cession d'actions de SAS ou de SA n'est, elle, taxée qu'à 0,1 %. Ce droit est en principe supporté par l'acquéreur et doit être acquitté au moment de l'enregistrement de l'acte.
Que se passe-t-il si les associés refusent l'agrément ?
En cas de refus d'agrément, les associés sont tenus, dans les trois mois, d'acquérir ou de faire acquérir les parts. À défaut d'accord sur le prix, celui-ci est fixé par un expert désigné d'un commun accord par les parties ou, à défaut, par le président du tribunal (article 1843-4 du Code civil). Le cédant peut également renoncer à son projet de cession et conserver ses parts.
Faut-il une garantie d'actif et de passif ?
Pour toute cession portant sur une société en activité, elle est vivement recommandée. La garantie d'actif et de passif protège l'acquéreur contre un passif dont l'origine est antérieure à la cession mais qui se révèle après (redressement fiscal, litige, dette dissimulée). C'est une convention distincte de l'acte de cession qui, en vertu de l'effet relatif du contrat (article 1199 du Code civil), n'engage que ses signataires. Sa rédaction — plafond, franchise, durée, garantie de la garantie — conditionne son efficacité.
Cession de parts (SARL) ou cession d'actions (SAS) : quelle différence ?
En SARL, la cession de parts à un tiers est légalement soumise à agrément (article L223-14 du Code de commerce) et taxée à 3 %. En SAS, les actions sont en principe librement cessibles : l'agrément (article L227-14 du Code de commerce) ou l'inaliénabilité temporaire, plafonnée à dix ans (article L227-13 du Code de commerce), n'existent que si les statuts les prévoient, et la cession n'est taxée qu'à 0,1 %. La forme sociale change donc à la fois la procédure et le coût de la transmission.